Les Effets dans le Violon électrique

Effets au violon électrique

Ça y est ! Je viens de recevoir mon premier violon électrique ! Je vais enfin pouvoir ENVOYER DU SON !

Et là déception… Le son qui sort n’est pas celui de Jimmy Hendrix ou de Van Halen…

Kiss Electric Violin

Kiss via ultimateclassicrock.com


interrogation

Question via Freepik.com

Il vous faut des effets ! Oui ! … Mais au fond, c’est quoi « des effets » ?

Les effets sont pour votre son, un peu comme les filtres photos Instagram pour vos clichés les plus fous. Ils vont le bonifier, le booster, le maquiller et le calibrer pour en faire le son le plus percutant au monde !

Évidemment, vous vous en doutez, un minimum de connaissances s’impose avant de se lancer dans le grand bain, d’investir dans son premier rack d’effets ou dans son premier ampli à effets intégrés.

Les différents types d’effets

Il est possible de classer les effets selon quatre grandes familles qui doivent généralement s’utiliser dans cet ordre pour former une « chaine d’effets » complète :

1. Nettoyage du son

Il s’agit tout d’abord de nettoyer le son qui sort de votre instrument. Suivant la qualité de vos micros, l’environnement magnétique dans lequel vous jouez, ou la pollution sonore de la pièce, d’innombrables petits parasites vont se nicher dans le signal audio qui va entrer dans votre processeur d’effet.

Il faut donc débarrasser votre son de tous ces parasites audio. Plusieurs effets peuvent être utilisés pour cela, par exemple :

> Denoiser : il va détecter la composante parasite du signal et la supprimer. Pour en savoir plus sur le Denoiser, nous vous invitons à découvrir cet article dédié à cet effet.




> Gate : il supprime tout signal audio en dessous d’un certain niveau sonore (que vous fixez évidemment en fonction de la puissance des parasites).

2. Calibrage du signal

Votre son est nettoyé, bravo ! Il faut maintenant le calibrer pour le préparer à passer dans des tranches d’effets plus puissantes. Il s’agit maintenant de contrôler sa dynamique, c’est-à-dire les écarts de niveau sonore entre les différents sons joués. Dans ce cadre, plusieurs effets peuvent être utilisés :

> Compresseur : il va « compresser » le son, en baissant le niveau sonore des sons les plus forts et en augmentant le niveau sonore des sons les plus bas.

> Limiteur : il « limite » le signal audio à un certain niveau (que vous ajustez) pour empêcher qu’il ne dépasse de façon incontrôlée le niveau d’entrée dans les effets futurs.

> Equaliseur : il permet de booster ou de diminuer le niveau sonore de certaines fréquences qui auraient été sur ou sous-enregistrées durant le processus de capture du son. Les équaliseurs peuvent être utilisés à presque n’importe quel endroit de la chaine d’effets pour préparer le son à rentrer dans les différents étages ou atténuer la transformation effectuée dans l’effet précédent.

3. Modifications avancées

C’est ici que les choses peuvent devenir complètement folles !
Vous allez vous retrouver ici face à un univers infini d’effets qui vont vous permettre de transformer complètement votre son. Quelques exemples :

> Octaver : il va vous permettre de modifier la note que vous jouez d’une valeur fixe. Il peut par exemple modifier d’une octave en-dessus ou en-dessous mais aussi d’une tierce ou d’un tout autre intervalle. Idéal pour jouer de la basse !
Exemple dans cette vidéo à 00:52 !

> Harmoniser : il va créer une ou deux notes supplémentaires en temps réel en se basant sur la note que vous jouez et sur une tonalité prédéfinie. Idéal pour simuler un synthé !
Exemple dans cette vidéo à 1:03 !

> Wah Wah : Cet effet permet grâce à un contrôleur (le plus souvent une pédale d’expression) de filtrer soit les basses fréquences soit les hautes fréquences pour donner un effet étonnant !
Exemple dans cette vidéo 1:53 !

> Distorsion : elle est aussi appelée « Overdrive » chez nos amis anglais. Cet effet permet de saturer plus ou moins le son, idéal pour jouer comme Jimmy Hendrix !
Exemple dans cette vidéo 2:29 !

La vidéo ci-dessous rassemble l’ensemble des effets présentés au-dessus :

4. Ambiance

A ce stade, vous allez « donner de la vie » à votre son, c’est-à-dire créer l’ambiance que vous pourriez retrouver dans un lieu particulier. Pour cela plusieurs effets peuvent être utilisés :

> Reverb : cet effet, certainement l’un des plus connus, va vous permettre de simuler la réverbération du son dans un espace plus ou moins grand : du studio feutré à la plus grande cathédrale. Idéal pour ajouter du « corps » à votre son.

> Echo : imaginez que vous vous placiez face à une montagne pour jouer votre morceau préféré. Et là, comme par magie, votre écho, c’est-à-dire le son que vous venez d’émettre, apparaît avec un léger retard. S’il est indexé sur le tempo du morceau, l’écho est idéal pour ajouter de la matière et du rythme à votre son.
Exemple dans cette vidéo à 00:23 !

Après ces premières bases, vous êtes parés pour utiliser vos premiers effets !!!

Références : Vidéos : 3Dvarius – Laurent Bernadac, La Machine à Mixer, Academy AV, MusicProVid.