L’impression 3D par stéréolithographie

Stereolithographie impression 3D

Le 3Dvarius est imprimé grâce à la stéréolithographie. Il s’agit de l’une des premières technologies à l’origine des procédés d’impression 3D, elle fût initiée au début des années 80 aux Etats-Unis par Charles Hull. La toute première machine fût officiellement commercialisée en 1988 par 3D Systems.

La stéréolithographie (ou SLA) utilise la photo-polymérisation pour fabriquer des modèles à partir d’un fichier numérique en 3D créé grâce à l’un des nombreux logiciels sur le marché (Maya, Catia, 3DSMax, etc.) Avant de lancer l’impression, un second logiciel va réaliser une analyse du fichier fourni pour définir avec précision le modèle opératoire d’impression qui sera appliqué afin de créer le modèle.

Aujourd’hui, des dizaines d’imprimantes SLA sont disponibles sur le marché. Elles sont de qualité et prix variables, bien entendu très souvent la qualité va de paire avec le prix d’achat… Ainsi, on peut trouver des imprimantes SLA d’entrée de gamme à 4 000€, mais les imprimantes destinées aux professionnels atteignent des hauteurs tarifaires bien plus importantes. Pour une imprimante professionnelle ayant une excellente précision, il faudra compter entre 500 000 et 1 000 000 € ! Le 3Dvarius est imprimé sur ce type de modèle d’imprimante 3D SLA.

Comment fonctionne l’impression 3D par stéréolithographie ?

Une imprimante de stéréolithographie se compose :

  • d’un bassin que l’on remplit de résine spéciale impression 3D,
  • d’une plateforme mobile qui permet d’évoluer dans la résine,
  • d’un système de raclage,
  • et d’un laser de rayons UV.
Stereolithographie SLA

Image via univ-reims.fr

Dans le procédé de stéréolithographie, la pièce est imprimée sur la plateforme, plongée dans une résine spéciale d’impression 3D. La photo-polymérisation de la résine est réalisée par le laser de rayons UV.

L’impression 3D va se faire par cycle qui se compose de plusieurs étapes. Tout d’abord, le laser balaie la surface de résine liquide en fonction du modèle 3D numérique fournie à l’imprimante qui l’imprime couche par couche. Puis, la racle passe afin d’éliminer le surplus de résine. Et enfin la plateforme mobile descend pour qu’une nouvelle couche soit solidifiée par le laser. Il y a donc autant de cycles que de couches nécessaires pour obtenir la pièce finale. Ce nombre de couches et de cycles va définir le temps d’impression de l’objet.

Ci-dessous le processus d’impression du 3Dvarius via la stéréolithographie.
impression du 3Dvarius

L’impression se termine par plusieurs post-traitements dont l’un au four qui termine la polymérisation et augmente la résistance du matériau. Une fois l’objet imprimé, il est aussi nécessaire de le nettoyer à partir de solutions nettoyantes spécifiques puis de lui donner l’aspect souhaité. Dans le cas du 3Dvarius, tout un tas d’autres post-traitements et de réglages sont nécessaires avant d’obtenir le violon électrique final. Le processus de fabrication du 3Dvarius est à découvrir dans la vidéo ci-dessous.

Références & sources : Wikipédia, 3Dvarius, 3DNatives.